Parce que nous pensons que plus vous en connaîtrez sur les habitants des fonds marins, plus vos explorations en palmes-masque-tuba seront passionnantes, nous avons créé une page d’identification des espèces de poissons. Ce guide, qui comprend pour l’instant des espèces appartenant à 11 familles emblématiques de poissons marins et aux étoiles de mer, est destiné à être enrichi au fil du temps. Vous pouvez aussi nous aider à le compléter en nous envoyant des photos d’espèces qui n’y figurent pas encore.

Les poissons-anges, joyaux des mers tropicales

Les poissons-anges sont certainement les poissons les plus majestueux des mers tropicales. Ces poissons à la forme élégante, souvent parés de couleurs vives et de motifs très marqués, ne passent jamais inaperçus sur le récif. Certaines espèces peuvent atteindre une taille de 60cm, alors que les plus petites n’excèdent pas 15cm de long. L’une des caractéristiques marquantes des poissons-anges est leur changement radical de livrée entre le stade juvénile et le stade adulte. Certaines espèces de poissons-anges sont réputées pour être curieuses et peu farouches avec les snorkeleurs, notamment sur des spots très fréquentés.

Où vivent les différentes espèces de poissons-anges?

Plus de 80 espèces de poissons-anges habitent la mer des Caraïbes, l’Océan Indien et l’Océan Pacifique, la plupart d’entre-elles avec des aires de répartition bien spécifiques. Le poisson-ange français est le plus répandu dans les Caraïbes, tandis que le poisson-ange empereur et le poisson-ange duc sont largement présents (et souvent observés en snorkeling) dans l’Indo-Pacifique et en Mer Rouge. Le poisson-ange à barre blanche peut quant à lui être observé dans le Pacifique-Est, du Golfe de Californie au Pérou, îles Galápagos comprises.

Poisson-ange empereur
Poisson-ange à demi-cercles
Poisson-ange duc
Poisson-ange à trois taches
Poisson-ange à front jaune
Poisson-ange royal
Poisson-ange noir et jaune
Poisson-ange nain citron
Poisson-ange gris
Poisson-ange français
Poisson-ange de Cortez
Poisson-ange à barre blanche
Poisson-ange à six bandes
Poisson-ange nain à deux bandes
Poisson-ange amiral
Poisson-ange demi-lune
Poisson-ange trou de serrure

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Le poisson-clown et son anémone, l’un des plus beaux spectacles des récifs coralliens

Les poissons-clowns sont peut-être les plus célèbres habitants des récifs coralliens. Appartenant à la famille des demoiselles (nous avons ici préféré les présenter à part), ils sont connus pour leur capacité à vivre en symbiose avec les anémones de mer. Leur couleur dominante est souvent orange, rose ou rouge, parfois même noire ou jaune, avec généralement des bandes blanches. Ils sont particulièrement photogéniques, et peuvent s’observer dans de nombreux endroits du monde parfois à une profondeur inférieure à 2m. Observer un poisson-clown se blottir entre les tentacules de « son » anémone est l’un des plus beaux spectacles que peut offrir une sortie snorkeling.

Dans quelles régions du monde vivent les poissons-clowns?

Le plus connu des poissons-clowns est sans conteste le poisson-clown à trois bandes, qui inspira le personnage principal du film d’animation « Le Monde de Némo ». Mais cette famille comprend au total une trentaine d’espèces. Les poissons-clowns habitent uniquement les eaux chaudes de la Mer Rouge, de l’Océan Indien et du Pacifique-Ouest. Ils sont totalement absents de l’Océan Atlantique (Caraïbes comprises) et du Pacifique-Est (et donc des îles d’Hawaii). Le poisson-clown de Clark est le poisson-clown le plus largement distribué, de l’Afrique de l’Est au Pacifique-Ouest. Le poisson-clown à trois bandes est quant à lui présent de la Thaïlande à l’Est de l’Australie et aux Îles Salomon. Plusieurs autres espèces ont des aires de répartition très réduites, comme le poisson-clown d’Oman (uniquement présent sur la côte omanaise de la Mer d’Arabie) ou le poisson-clown de Maurice (endémique de l’Île Maurice et de la Réunion). Une seule espèce (mais très facile à observer), le poisson-clown à deux bandes, vit en Mer Rouge.

Poisson-clown à trois bandes
Poisson-clown rouge
Poisson-clown à nageoires orange
Poisson-clown mouffette
Poisson-clown des Maldives
Poisson-clown de Madagascar
Poisson-clown de Clark

Poisson-clown à joues épineuses
Poisson-clown à deux bandes
Poisson-clown à collier
Poisson-clown bistré
Poisson-clown à bande dorsale
Poisson-clown de la Grande Barrière
Poisson-clown de Maurice

Vous rêvez de voir des poissons-clowns? Découvrez notre top12 des meilleurs spots pour voir des poissons-clowns en snorkeling!

Des motifs tout en finesse, et des couleurs éclatantes

Les poissons-papillons figurent parmi les poissons les plus colorés et élégants des mers chaudes. Ils s’observent très facilement sur les récifs du monde entier, même à très faible profondeur. Les 120 espèces qui composent cette famille (qui comprend aussi les poissons-cochers) sont présents dans les océans Atlantique, Indien et Pacifique, ainsi qu’en Mer Rouge. Leurs motifs élaborés en font des poissons faciles à identifier : la plupart d’entre eux sont rayés ou ont des ocelles sur les flancs (qu’ils utilisent pour tromper les prédateurs) et un « masque » noir en travers des yeux. Leur corps est haut, comprimé, avec un « bec » souvent allongé qui leur permet de se nourrir de petits crustacés et de polypes. La plupart des espèces n’excèdent pas 20cm de longueur. Les poissons-papillons sont souvent observés par paires (ils forment des couples fidèles) ou petits groupes.

Le poisson-papillon, facile à observer dans toutes les mers chaudes du monde

L’Indo-Pacifique est la région qui abrite la plus grande diversité d’espèces de poissons-papillons, avec plus de 50 espèces présentes en Indonésie, en Malaisie et en Thaïlande. 17 espèces de poissons-papillons habitent les récifs d’Hawaii, dont trois (le poisson-papillon à raies bleues, le poisson-papillon grains de millet et le poisson-papillon d’Hawaii) sont endémiques de l’archipel. Seules 5 espèces (moyennement colorées) s’observent dans les Caraïbes, dont les plus communes sont le poisson-papillon à bandes noires et le poisson-papillon à quatre yeux. La Mer Rouge offre par ailleurs la possibilité de rencontrer 5 espèces uniques au monde, parmi lesquelles l’emblématique poisson-papillon jaune.

Poisson-papillon cocher
Poisson-papillon argenté
Poisson-papillon raton laveur de la Mer Rouge
Poisson-papillon à selle noire
Poisson-papillon à quatre yeux
Poisson-papillon raton laveur
Poisson-papillon à trois bandes
Poisson-papillon à raies bleues
Poisson-papillon du nord
Poisson-papillon de Meyer
Poisson-papillon côtelé du Pacifique
Poisson-papillon néon
Poisson-papillon orné
Poisson-papillon à huit bandes
Poisson-papillon d’Ulietéa
Poisson-papillon à chevrons
Poisson-papillon à bandes noires
Poisson-papillon jaune
Poisson-papillon larme de l'Océan Indien
Poisson-papillon larme de l'Océan Pacifique
Poisson-papillon vagabond
Poisson-papillon pyramide jaune
Poisson-papillon à dos noir
Poisson-papillon de Klein
Poisson-papillon citron
Poisson-papillon orange
Poisson-papillon grains de millet
Poisson-papillon à tache ovale
Poisson-papillon pointillé
Poisson-papillon grillagé
Poisson-pincette jaune
Poisson-papillon baron
Poisson-papillon à tache bleue
Poisson-papillon de l'Île de Pâques
Poisson-papillon réticulé
Poisson-papillon côtelé de Mer Rouge
Chelmon à long bec
Poisson-papillon de Rainford
Chaetodon à points-tirets
Poisson-papillon noir
Poisson papillon à raies dorées

Un herbivore paisible… mais qui sait se défendre

Les poissons-chirurgiens tiennent leur nom des petites lames coupantes (comme des “scalpels”) qu’ils possèdent de chaque côté de la base de leur queue. En cas de danger, ils redressent ces lames et utilisent leur queue pour se défendre. De taille moyenne (15 à 40cm pour les espèces les plus grandes), ils font partie des poissons récifaux les plus colorés. Principalement végétariens, ils jouent un rôle important dans l’équilibre des récifs coralliens en broutant les algues et en permettant de laisser respirer les coraux. Les poissons-chirurgiens sont observés aussi bien seuls ou en petits groupes qu’en bancs impressionnants de plusieurs centaines d’individus.

Où vivent les différentes espèces de poissons-chirurgiens?

Le plus célèbre des poissons-chirurgiens est sans conteste le poisson-chirurgien bleu (ou poisson-chirurgien palette, paracanthurus hepatus), qui a inspiré le personnage de Dory présent dans le film de Disney « Le Monde de Némo ». L’ouest de l’Océan Indien (Zanzibar, Comores, Madagascar et Seychelles) et la Grande Barrière de Corail australienne font partie des meilleurs endroits au monde pour l’observer en palmes-masque-tuba. Le poisson-chirurgien bagnard (avec ses bandes noires verticales) est quant à lui l’espèce la plus répandue et la plus facile à observer dans de nombreux endroits, de l’Afrique de l’Est au Pacifique. A Hawaii, le chirurgien jaune (zebrazoma flavescens) est immanquable, tandis que le poisson-chirurgien à queue jaune est observé communément dans le Pacifique Est, Îles Galápagos comprises. Seules 3 espèces de chirurgiens sont présentes dans les Caraïbes, dont le poisson-chirurgien bleu (acanthurus coeruleus), que l’on rencontre sur la plupart des spots.

Chirurgien à poitrine blanche
Chirurgien bleu
Nason à éperons orange
Chirurgien à nageoires jaunes
Chirurgien d'Achille
Chirurgien moucheté
Chirurgien clown
Chirurgien bagnard
Chirurgien zébré
Chirurgien jaune
Chirurgien des Galápagos
Chirurgien à queue jaune
Nason à bordures blanches
Chirurgien lieutenant
Chirurgien voilier
Chirurgien à barre blanche

Demoiselles et sergents-majors, petits poissons immanquables sur le récif

Les demoiselles sont de petits poissons généralement colorés, très largement répandus dans les mers chaudes et tempérées du globe. Ils constituent une famille d’environ 250 espèces (dont seulement 14 vivent dans les Caraïbes) très faciles à observer : ce sont souvent les premiers poissons que l’on aperçoit en plongeant son masque dans l’eau. Vifs et rapides, ils apprécient particulièrement les récifs coralliens et les rivages rocheux. Certaines espèces (notamment les demoiselles à trois points adultes, dascyllus trimaculatus) sont très territoriales, n’hésitant pas à venir « pincer » les snorkeleurs qui s’approcheraient trop près de leur repaire.

Où peut-on facilement observer des demoiselles en palmes-masque-tuba?

Les sergents majors font partie des espèces de demoiselles les plus communément observées en palmes-masque-tuba. Peu farouches, ils vivent en groupes plus ou moins importants, parfois juste sous la surface de l’eau. Le sergent major de l’Indo-Pacifique (abudefduf vaigiensis) est présent de la Mer Rouge et de l’Afrique de l’Est jusqu’à la Polynésie Française, remplacé dans le Pacifique Est par le sergent-major du Pacifique (abudefduf troschelii). Le sergent-major des Caraïbes (abudefduf saxatilis) vit quant à lui dans l’Atlantique ouest. Le chromis bleu-vert est un poisson immanquable des océans Indien et Pacifique. Il forme des colonies de centaines d’individus, souvent établies autour de massifs de coraux du genre acropora. En Méditerranée, une autre espèce de chromis, la castagnole noire (chromis chromis) est présente sur de nombreux spots. La demoiselle à trois bandes (dascyllus aruanus, présente dans une grande partie de l’Indo-Pacifique), le beau grégoire (pomacentrus leucostictus, endémique des Caraïbes) et la demoiselle Garibaldi (hypsypops rubicundus, répandue le long des côtes de Californie) figurent également parmi les espèces de demoiselles les plus connues.

Sergent-major de l’Indo-Pacifique
Sergent-major de l’Atlantique
Sergent-major à queue en ciseaux
Sergent-major hawaiien
Sergent-major de Whitley
Sergent-major à queue jaune
Sergent-major à bandes
Sergent-major à tache noire
Demoiselle des cornes de cerf
Demoiselle à queue noire
Demoiselle à trois bandes noires
Demoiselle à trois points
Chromis à queue en ciseaux
Demoiselle bleue des Caraïbes
Castagnole noire
Chauffet queue jaune
Beau grégoire
Demoiselle bleu cyan
Demoiselle soufrée
Demoiselle géante
Chromis bleu-vert
Demoiselle bleu électrique

Une grande famille de poissons vifs et curieux, très faciles à approcher

Avec environ 500 espèces recensées, la famille des labres est la seconde plus grande famille de poissons marins. Elle regroupe des poissons d’une incroyable diversité de taille, de forme et de couleurs. Les labres font partie des poissons les plus abondants et les plus faciles à observer sur les récifs coralliens peu profonds, mais aussi en mers tempérées. Certains labres changent d’apparence au cours de leur existence, en fonction de leur maturité ou de leur position dans le groupe, ce qui les rend parfois difficiles à identifier.

Quelles sont les différentes espèces de girelles et de labres?

Le plus grand labre (et aussi le plus célèbre) est le poisson Napoléon, dont le mâle peut atteindre plus de 2m de long. On l’observe surtout sur la Grande Barrière de Corail et dans les Îles Tuamotu, où certains individus sont presque apprivoisés. Les girelles, curieuses et colorées, accompagnent souvent les nageurs au-dessus des récifs coralliens du monde entier. La girelle-paon à tâches d’encre (thalassoma hardwicke), présente de l’Afrique de l’Est à la Polynésie Française, est l’une des plus communes de l’Indo-Pacifique. Dans les Caraïbes, la girelle-paon à tête bleue est tout simplement immanquable. Les couleurs éclatantes de la girelle-paon (thalassoma pavo) donnent quant à elles aux fonds méditerranéens un air de tropiques. D’autres espèces de labres ont la particularité de nettoyer les gros poissons de leurs parasites, dont ils se nourrissent. La plus connue d’entre elles est le labre-nettoyeur commun (labroides dimidiatus), présent de la Mer Rouge aux Marquises. Enfin, si l’on devait élire la plus belle espèce de labre, le juvénile du labre-clown (coris aygula), à l’exquise livrée blanche bardée de deux ocelles noires et orange, ferait sans doute partie de nos favoris.

Poisson Napoléon
Vieille à triple queue
Labre espagnol
Labre mexicain
Girelle guêpe
Girelle-paon à taches d'encre
Girelle-paon à épaule jaune
Girelle verte
girelle-paon à raies rouges
Girelle hublot
Girelle-paon
Girelle-paon jaune
Girelle-paon de Klunzinger
Girelle-paon à selle
Girelle à tête bleue
Girelle arc-en-ciel
Girelle commune
Labre-clown
Girelle à ligne dorée
Girelle à trois points
Labre à oreille noire
Labre échiquier
Labre à tête jaune
Coris bariolé
Labre nettoyeur commun
Labre nettoyeur à queue jaune
Labre nettoyeur à queue rouge
Crénilabre paon
Labre à lignes bleues
Labre-rasoir masqué
Labre capitaine
Tamarin vert
Labre-oiseau
Labre-oiseau vert
Labre-cigare
Labre à queue jaune
Labre perle
Labre à long museau
Labre à point noir
Labre constellé
Eastern blue groper

Une forme de losange très reconnaissable, parfois parée de motifs extraordinaires

Les balistes, avec leur corps massif en forme de losange, sont facilement identifiables parmi les poissons des récifs coralliens. Certains sont parés de motifs géométriques colorés, qui en font des créatures emblématiques des mers tropicales. Parmi les 40 espèces de balistes vivant dans le monde, certaines apprécient les zones très peu profondes des lagons, et sont donc aisément observés en palmes-masque-tuba. Caractérisés par une épine dorsale érectile (qu’ils dressent notamment en cas d’agression), ils sont généralement peu farouches et n’hésitent pas à s’approcher des baigneurs. En période de reproduction, les balistes gardent farouchement leur nid, et n’hésitent pas à mordre les baigneurs pénétrant dans leur territoire. Le baliste olivâtre (balistoides viridescens), pouvant atteindre près de 70cm de longueur, est notamment réputé pour ses morsures redoutables.

Quelles espèces de balistes sont souvent observées en snorkeling?

Le plus connu des balistes est certainement le baliste Picasso, extrêmement courant dans les mers chaudes des océans Indien et Pacifique. Il vit notamment dans les lagons, y-compris à très faible profondeur. Son corps, bardé de dégradés de noir et de bandes blanches et jaunes, semble avoir été décoré au pinceau. Le baliste Picasso à triangle, rhinecanthus rectangulus, espèce proche, a été choisi comme l’un des emblèmes de l’Etat d’Hawaii, où son nom local est Humuhumunukunukuapua’a. Sa distribution dépasse toutefois largement les limites de l’archipel, puisqu’on l’observe de la côte orientale de l’Afrique jusqu’à la Polynésie francaise. Mais la palme du baliste à la livrée la plus extravagante revient sans conteste au baliste clown (balistoides conspicillum), avec ses motifs circulaires blancs sur fond noir et ses « lèvres » jaune citron. Le baliste Picasso arabe (rhinecanthus assasi), aux yeux relevés d’un liseré bleu fluo, s’observe uniquement en Mer Rouge, et seules 6 espèces de balistes peuplent les eaux caribéennes.

Baliste Picasso clair
Baliste Picasso à triangle
Baliste Picasso à tache noire
Baliste Picasso arabe
Baliste titan
Baliste clown
Baliste ondulé
Baliste noir
Baliste à queue rose
Baliste royal
Baliste océanique
Baliste bleu
Baliste vermiculé

Un poisson qui se gonfle en quelques secondes en cas de danger

Les poissons-ballons (Tetraodontidae) et les poissons-porc-épic (Diodontidae) sont très faciles à reconnaître. Ils ont pour caractère commun de pouvoir se gonfler d’eau en quelques secondes en cas de menace ou de stress. En prenant cette forme de « ballon », ils apparaissent plus gros et sont surtout plus difficiles à mordre pour les prédateurs. Les poissons porc-épic se distinguent des poissons-ballons par leur corps couvert d’épines plaquées, qui se redressent lorsque le poisson se gonfle. La plupart des espèces sécrètent par ailleurs un violent poison appelé « tétrodotoxine », à l’image des fameux fugu (espèces du genre Takifugu), qui causent de nombreux empoisonnements au Japon chaque année. La plupart des espèces mesurent 20 à 50cm de long au maximum, à l’exception du poisson-ballon étoilé, qui peut atteindre 120cm à l’âge adulte.

Où vivent les poissons-ballons et les poissons porc-épic?

Poissons-ballons et porc-épic s’observent très facilement en snorkeling sur les fonds rocheux et coralliens des mers tropicales et subtropicales, souvent à très faible profondeur. Le poisson-ballon à taches blanches est commun de la Mer Rouge au Pacifique oriental, où il abonde notamment sur la côte rocheuse du Costa Rica. Le poisson-ballon pintade, qui se pare parfois d’une robe totalement jaune, est également largement répandu sur les récifs de l’Indo-Pacifique, par exemple dans les lagons de l’île de la Réunion. Si vous visitez l’Égypte ou la Jordanie, vous y rencontrerez assurément le poisson-ballon masqué, endémique de la Mer Rouge. Le poisson porc-épic à taches (diodon holocanthus) et le poisson porc-épic commun (diodon hystrix) sont quant à eux circumtropicaux, ce qui signifie qu’ils sont présents dans toutes les mers tropicales de la planète. Si les poissons-ballons vivent principalement en eau salée, certaines espèces apprécient l’eau saumâtre, comme le compère corotuche, répandu en lisière des mangroves des Caraïbes.

Poisson-ballon à taches noires
Poisson-ballon à taches blanches
Poisson-ballon pintade
Poisson-ballon étoilé
Poisson-ballon masqué
Compère corotuche
Poisson porc-épic à taches
Poisson porc-épic à taches auréolées
Poisson porc-épic commun

Le poisson-perroquet, véritable sentinelle des récifs coralliens

Les poissons-perroquets font partie des poissons emblématiques des récifs coralliens. Près de 90 espèces peuplent les zones tropicales et subtropicales de la planète. Les poissons-perroquets sont caractérisés par un corps allongé et un véritable « bec » robuste, à même de briser le corail. Les poissons-perroquets jouent un rôle important dans l’équilibre des écosystèmes coralliens. En effet, leur régime alimentaire, composé d’algues et de polypes, les pousse à « brouter » inlassablement les fonds. Ils participent ainsi au « nettoyage » du récif, à sa régénération et à sa bonne santé. Leur taille à l’âge adulte varie entre 30cm pour les plus petites espèces à plus d’1m de long pour l’impressionnant poisson-perroquet à bosses (bolbometopon muricatum). Les mâles sont en général bien plus grands et plus colorés que les femelles. Certains, parés d’une robe bleue turquoise, font partie des poissons les plus colorés des mers tropicales. Abondants sur de nombreux spots de snorkeling, y-compris à très faible profondeur, ce sont des créatures faciles à observer simplement avec un masque et un tuba.

L’un des poissons les plus communs des mers tropicales

Ces poissons sont parfois difficiles à identifier, avec des dizaines d’espèces aux coloris très proches. C’est dans l’Indo-Pacifique que la variété de poissons-perroquets est la plus importante, avec des aires de répartition souvent très larges. Le poisson-perroquet à bandes bleues (scarus ghobban) est par exemple très commun dans les eaux peu profondes, de l’Afrique de l’Est jusqu’aux îles Galápagos. 14 espèces de poissons-perroquets peuplent les récifs des Caraïbes, dont le poisson-perroquet feu (sparisoma viride), le plus communément observé en lagon, ou encore le poisson-perroquet de minuit (scarus coelestinus), bien plus rare, à la livrée bleue sombre. Le poisson-perroquet de Méditerranée (sparisoma cretense) fréquente particulièrement les côtes sud et est du bassin méditerranéen, mais reste difficile à observer en snorkeling.

Poisson-perroquet royal
Poisson-perroquet feu
Poisson-perroquet de minuit
Poisson-perroquet à bosse
Poisson-perroquet à bandes bleues
Poisson-perroquet brûlé

Le poisson-scorpion, une créature marine aussi belle que dangereuse

Plus de 300 espèces de scorpaenidae (famille qui regroupe notamment poissons-lions, poissons-pierres et poissons-scorpions) peuplent les mers et océans du monde. Elles ont en commun de disposer de rayons venimeux, principalement dans leur nageoire dorsale, pouvant causer de très sérieuses blessures. Ces poissons ne sont heureusement ni agressifs, ni rapides. Ils sont cependant l’une des principales raisons pour lesquelles il est toujours déconseillé de poser le pied sur le fond ou sur des rochers lorsque l’on pratique le PMT. Certains, comme le redoutable poisson-pierre (le poisson le plus venimeux au monde), maîtrisent en effet à la perfection l’art du camouflage. D’autres, comme les poissons-lions (aussi appelés rascasses volantes), dotés de superbes nageoires en forme d’ailes, font partie des plus beaux poissons que les fonds marins donnent à observer.

Où vivent les différentes espèces de poissons-scorpions?

Le célèbre poisson-pierre (synanceia verrucosa) se rencontre des côtes est-africaines jusqu’au Pacifique sud. Le poisson-scorpion feuille (taenianotus triacanthus), commun de l’Afrique du Sud jusqu’aux Îles Galápagos, et souvent paré de couleurs éclatantes (jaune, rouge, violet), est un sujet de choix pour la photo sous-marine. Placides et majestueux, les poissons-lions sont facile à observer dans tout l’Indopacifique; Pterois volitans (présent de la Mer Rouge à Sumatra) et pterois miles (qui le remplace de la Malaisie jusqu’aux Îles Pitcairn) sont quasiment impossible à distinguer l’un de l’autre. Ces deux espèces sont devenues invasives dans les Caraïbes et dans le sud-est de la Méditerranée, où leur voracité et l’absence de prédateurs locaux déséquilibre les écosystèmes marins.

Poisson-lion de l'Océan Indien
Poisson-lion du Pacifique
Poisson-scorpion à antennes
Ptérois nain
Poisson-scorpion feuille
Poisson-pierre
Poisson-scorpion diable
Rascasse tachetée du Pacifique
Rascasse rouge
Petite rascasse rouge

Un poisson à la forme de serpent, qui fascine les plongeurs du monde entier

Les murènes, formant une famille de 200 espèces de poissons en forme de serpent à la dentition impressionnante, sont souvent source de crainte pour les baigneurs. Pourtant, ce poisson est discret et craintif, ne mordant que pour se défendre. Souvent observées la bouche ouverte, ce comportement n’est toutefois pas un signe d’agressivité : elles ouvrent et ferment leur mâchoire en permanence pour mieux respirer. Les murènes vivent la plupart du temps cachées dans les cavités rocheuses, dont ne dépasse que leur tête, ce qui les rend parfois difficiles à repérer. La taille moyenne de la plupart des espèces est d’1,50m à l’âge adulte. En snorkeling, on observe plutôt de jeunes individus (30-70cm), qui trouvent refuge dans les zones peu profondes, notamment les lagons. Sur certains spots, les murènes sont même nourries et presque « apprivoisées » par les plongeurs.

Où peut-on rencontrer des murènes en faisant du palmes-masque-tuba?

La plupart des murènes ont des aires de distribution très larges. La murène verte (gymnothorax funebris) est l’espèce la plus répandue dans les Caraïbes, mais l’on y observe également régulièrement la murène tachetée (gymnothorax moringa) ou encore la murène gueule pavée (echidna catenata). C’est cependant dans les océans Indien et Pacifique que la plus grande variété de murènes peut être observée, avec pas moins de 40 espèces récifales recensées. Parmi elles, la murène javanaise (gymnothorax javanicus), la plus grosse espèce de murène, est la plus commune. La murène de Méditerranée (muraena helena) peuple quant à elle tout le bassin méditerranéen, ainsi que les côtes atlantiques situées entre le Royaume Uni et le Sénégal.

Murène javanaise
Murène ponctuée
Murène étoilée
Murène verte
Murène tachetée
Murène de Méditerranée

L’étoile de mer, un invertébré passionnant à la forme unique

Les étoiles de mer (ou astéries) sont l’un des symboles des océans. On en dénombre au moins 1500 espèces, qui peuplent toutes les mers et océans du monde. Leur forme d’étoile (généralement à 5 bras, mais parfois plus) et leurs couleurs souvent éclatantes les rendent particulièrement sympathiques à observer en snorkeling. La plupart des étoiles de mer sont inoffensives, mais apprenez à reconnaitre les acanthasters, aussi appelées localement « couronnes d’épines ». Ces étoiles colorées possédant 10 à 20 bras prolifèrent périodiquement dans l’Indo-Pacifique, où elles ravagent les coraux dont elles se nourrissent. De plus, elles sont très venimeuses et il faut absolument se garder de les toucher.

Quelles sont les espèces d’étoiles de mer que l’on peut voir en snorkeling?

Dans les Caraïbes, l’étoile de mer coussin (oreaster reticulatus) est l’espèce la plus répandue. Facile à observer même à faible profondeur, on peut sur certains spots les rencontrer par centaines, formant alors de véritables « tapis » sur le sable. L’étoile de mer à cornes (protoreaster nodosus) est quant à elle abondante en Asie du Sud-Est, notamment dans les herbiers du Triangle de Corail. Dans tout l’Indopacifique, impossible de rater l’étoile de mer bleue (linckia laevigata), solitaire mais très commune sur les platiers peu profonds, parfois même à quelques mètres des plages. En Méditerranée, on rencontre facilement l’étoile de mer rouge, dont la couleur éclatante tranche sur les fonds rocheux. Si vous visitez les Îles Galápagos, deux jolies espèces y sont immanquables : l’étoile de mer coussin des Galápagos (pentaceraster cumingi) et l’étoile de mer chocolat (nidorellia armata), aux jolis tons jaunes et noirs.

Couronne d'épines
Étoile de mer à cornes
Étoile de mer à cornes de l'Océan Indien
Étoile de mer bleue
Étoile-coussin des Caraïbes
Étoile-coussin des Galápagos
Étoile de mer chocolat
Étoile-coussin de l'Océan Indien
Étoile-coussin du Pacifique
Étoile de mer bleue des Galápagos
Étoile de mer rouge de Méditerranée
Étoile de mer peigne

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Envie d’en apprendre plus sur les espèces que vous avez observées ou photographiées sous l’eau ? Les guides d’identification sont de véritables trésors pour les curieux du monde sous-marin ! Ces livres recensent sous forme de photos ou de dessins les espèces de milieux particuliers (comme les récifs coralliens) ou de certaines régions du monde (comme la Méditerranée, les Caraïbes ou la Mer Rouge). Si certains se limitent aux poissons, d’autres décrivent l’ensemble de la faune et de la flore sous-marine locale. Véritables ouvrages scientifiques, les guides d’identification sont aussi une belle façon de rêver et de préparer ses prochaines explorations en palmes-masque-tuba!