Parce que nous pensons que plus vous en connaîtrez sur les habitants des fonds marins, plus vos explorations en palmes-masque-tuba seront passionnantes, nous avons créé une page d’identification des espèces de poissons. Ce guide, qui comprend pour l’instant des espèces appartenant à 8 familles emblématiques de poissons marins, est destiné à être enrichi au fil du temps. Vous pouvez aussi nous aider à le compléter en nous envoyant des photos d’espèces qui n’y figurent pas encore.

Les poissons-anges sont certainement les poissons les plus majestueux des mers tropicales. Ces poissons à la forme élégante, souvent parés de couleurs vives et de motifs très marqués, ne passent jamais inaperçus sur le récif. Certaines espèces peuvent atteindre une taille de 60cm, alors que les plus petites n’excèdent pas 15cm de long. L’une des caractéristiques marquantes des poissons-anges est leur changement radical de livrée entre le stade juvénile et le stade adulte. Certaines espèces de poissons-anges sont réputées pour être curieuses et peu farouches avec les snorkeleurs, notamment sur des spots très fréquentés.

Plus de 80 espèces de poissons-anges habitent la mer des Caraïbes, l’Océan Indien et l’Océan Pacifique, la plupart d’entre-elles avec des aires de répartition bien spécifiques. Le poisson-ange français est le plus répandu dans les caraïbes, tandis que le poisson-ange empereur et le poisson-ange duc sont largement présents (et souvent observés en snorkeling) dans l’Indopacifique et en Mer Rouge. Le poisson-ange à barre blanche peut quant à lui être observé dans le Pacifique-Est, du Golfe de Californie au Pérou, îles Galápagos comprises.

Poisson-ange empereur
Poisson-ange à demi-cercles
Poisson-ange duc
Poisson-ange à trois taches
Poisson-ange à front jaune
Poisson-ange royal
Poisson-ange noir et jaune
Poisson-ange nain citron
Poisson-ange gris
Poisson-ange français
Poisson-ange de Cortez
Poisson-ange à barre blanche

Les poissons-clowns sont peut-être les plus célèbres habitants des récifs coralliens. Appartenant à la famille des demoiselles (nous avons ici préféré les présenter à part), ils sont connus pour leur capacité à vivre en symbiose avec les anémones de mer. Leur couleur dominante est souvent orange, rose ou rouge, parfois même noire ou jaune, avec généralement des bandes blanches. Ils sont particulièrement photogéniques, et peuvent s’observer dans de nombreux endroits du monde à une profondeur inférieure à 2m. Observer un poisson-clown se blotti entre les tentacules de « son » anémone est l’un des plus beaux spectacles que peut offrir une sortie snorkeling (si vous rêvez d’en voir, n’hésitez pas à consulter notre top12 des meilleurs spots pour voir des poissons-clowns en snorkeling).

Le plus connu des poissons-clowns est sans conteste le poisson-clown à trois bandes, qui inspira le personnage principal du film d’animation « Le Monde de Némo ». Mais cette famille comprend au total une trentaine d’espèces. Les poissons-clowns habitent uniquement les eaux chaudes de la Mer Rouge, de l’Océan Indien et du Pacifique-Ouest. Ils sont totalement absents de l’Océan Atlantique (Caraïbes comprises) et du Pacifique-Est (et donc des îles d’Hawaii). Le poisson-clown de Clark est le poisson-clown le plus largement distribué, de l’Afrique de l’Est au Pacifique-Ouest. Le poisson-clown à trois bandes est quant à lui présent de la Thaïlande à l’Est de l’Australie et aux Îles Salomon. Plusieurs autres espèces ont des aires de répartition très réduites, comme le poisson-clown d’Oman (uniquement présent sur la côte omanaise de la Mer d’Arabie) ou le poisson-clown de Maurice (endémique de l’Île Maurice et de la Réunion). Une seule espèce (mais très facile à observer), le poisson-clown à deux bandes, vit en Mer Rouge.

Poisson-clown à trois bandes
Poisson-clown rouge
Poisson-clown à nageoires orange
Poisson-clown mouffette
Poisson-clown des Maldives
Poisson-clown de Madagascar
Poisson-clown de Clark

Poisson-clown à joues épineuses
Poisson-clown à deux bandes
Poisson-clown à collier
Poisson-clown bistré
Poisson-clown à bande dorsale

Les poissons-papillons figurent parmi les poissons les plus colorés et élégants des mers chaudes. Ils s’observent très facilement sur les récifs du monde entier, même à très faible profondeur. Les 120 espèces qui composent cette famille (qui comprend aussi les poissons-cochers) sont présents dans les océans Atlantique, Indien et Pacifique, ainsi qu’en Mer Rouge. Leurs motifs élaborés en font des poissons faciles à identifier : la plupart d’entre eux sont rayés ou ont des ocelles sur les flancs (qu’ils utilisent pour tromper les prédateurs) et un « masque » noir en travers des yeux. Leur corps est haut, comprimé, avec un « bec » souvent allongé qui leur permet de se nourrir de petits crustacés et de polypes. La plupart des espèces n’excèdent pas 20cm de longueur. Les poissons-papillons sont souvent observés par paires (ils forment des couples fidèles) ou petits groupes.

L’Indopacifique est la région qui abrite la plus grande diversité d’espèces de poissons-papillons, avec plus de 50 espèces présentes en Indonésie, en Malaisie et en Thaïlande. 17 espèces de poissons-papillons habitent les récifs d’Hawaii, dont trois (le poisson-papillon à raies bleues, le poisson-papillon grains de millet et le poisson-papillon d’Hawaii) sont endémiques de l’archipel. Seules 5 espèces (moyennement colorées) s’observent dans les Caraïbes, dont les plus communes sont le poisson-papillon à bandes noires et le poisson-papillon à quatre yeux. La Mer Rouge offre par ailleurs la possibilité de rencontrer 5 espèces uniques au monde, parmi lesquelles l’emblématique poisson-papillon jaune.

Poisson-papillon cocher
Poisson-papillon argenté
Poisson-papillon raton laveur de la Mer Rouge
Poisson-papillon à selle noire
Poisson-papillon à quatre yeux
Poisson-papillon raton laveur
Poisson-papillon à trois bandes
Poisson-papillon à raies bleues
Poisson-papillon du nord
Poisson-papillon de Meyer
Poisson-papillon côtelé du Pacifique
Poisson-papillon néon
Poisson-papillon orné
Poisson-papillon à huit bandes
Poisson-papillon d’Ulietéa
Poisson-papillon à chevrons
Poisson-papillon à bandes noires
Poisson-papillon jaune
Poisson-papillon larme de l'Océan Indien
Poisson-papillon larme de l'Océan Pacifique
Poisson-papillon vagabond
Poisson-papillon pyramide jaune
Poisson-papillon à dos noir
Poisson-papillon de Klein
Poisson-papillon citron
Poisson-papillon orange
Poisson-papillon grains de millet
Poisson-papillon à tache ovale
Poisson-papillon pointillé
Poisson-papillon grillagé
Poisson-pincette jaune

Les poissons-chirurgiens tiennent leur nom des petites lames coupantes (comme des “scalpels”) qu’ils possèdent de chaque côté de la base de leur queue. En cas de danger, ils redressent ces lames et utilisent leur queue pour se défendre. De taille moyenne (15 à 40cm pour les espèces les plus grandes), ils font partie des poissons récifaux les plus colorés. Principalement végétariens, ils jouent un rôle important dans l’équilibre des récifs coralliens en broutant les algues et en permettant de laisser respirer les coraux. Les poissons-chirurgiens sont observés aussi bien seuls ou en petits groupes qu’en bancs impressionnants de plusieurs centaines d’individus.

Le plus célèbre des poissons-chirurgiens est sans conteste le poisson-chirurgien bleu (ou poisson-chirurgien palette, paracanthurus hepatus), qui a inspiré le personnage de Dory présent dans le film de Disney « Le Monde de Némo ». L’ouest de l’Océan Indien (Zanzibar, Comores, Madagascar et Seychelles) et la Grande Barrière de Corail australienne font partie des meilleurs endroits au monde pour l’observer en palmes-masque-tuba. Le poisson-chirurgien bagnard (avec ses bandes noires verticales) est quant à lui l’espèce la plus répandue et la plus facile à observer dans de nombreux endroits, de l’Afrique de l’Est au Pacifique. A Hawaii, le chirurgien jaune (zebrazoma flavescens) est immanquable, tandis que le poisson-chirurgien à queue jaune est observé communément dans le Pacifique Est, Îles Galápagos comprises. Seules 3 espèces de chirurgiens sont présentes dans les Caraïbes, dont le poisson-chirurgien bleu (acanthurus coeruleus), que l’on rencontre sur la plupart des spots.

Chirurgien à poitrine blanche
Chirurgien bleu
Nason à éperons orange
Chirurgien pourpre
Chirurgien d'Achille
Chirurgien moucheté
Chirurgien clown
Chirurgien bagnard
Chirurgien zébré
Chirurgien jaune
Chirurgien des Galápagos
Chirurgien à queue jaune
Nason à bordures blanches
Chirurgien lieutenant
Chirurgien voilier

Les demoiselles sont de petits poissons généralement colorés, très largement répandus dans les mers chaudes et tempérées du globe. Ils constituent une famille d’environ 250 espèces (dont seulement 14 vivent dans les Caraïbes) très faciles à observer : ce sont souvent les premiers poissons que l’on aperçoit en plongeant son masque dans l’eau. Vifs et rapides, ils apprécient particulièrement les récifs coralliens et les rivages rocheux. Certaines espèces (notamment les demoiselles à trois points adultes, dascyllus trimaculatus) sont très territoriales, n’hésitant pas à venir « pincer » les snorkeleurs qui s’approcheraient trop près de leur repaire.

Les sergents majors font partie des espèces de demoiselles les plus communément observées en palmes-masque-tuba. Peu farouches, ils vivent en groupes plus ou moins importants, parfois juste sous la surface de l’eau. Le sergent major de l’Indo-Pacifique (abudefduf vaigiensis) est présent de la Mer Rouge et de l’Afrique de l’Est jusqu’à la Polynésie Française, remplacé dans le Pacifique Est par le sergent-major du Pacifique (abudefduf troschelii). Le sergent-major des Caraïbes (abudefduf saxatilis) vit quant à lui dans l’Atlantique ouest. Le chromis bleu-vert est un poisson immanquable des océans Indien et Pacifique. Il forme des colonies de centaines d’individus, souvent établies autour de massifs de coraux du genre acropora. En Méditerranée, une autre espèce de chromis, la castagnole noire (chromis chromis) est présente sur de nombreux spots. La demoiselle à trois bandes (dascyllus aruanus, présente dans une grande partie de l’Indo-Pacifique), le beau grégoire (pomacentrus leucostictus, endémique des Caraïbes) et la demoiselle Garibaldi (hypsypops rubicundus, répandue le long des côtes de Californie) figurent également parmi les espèces de demoiselles les plus connues.

Sergent-major de l’Indo-Pacifique
Sergent-major de l’Atlantique
Sergent-major à queue en ciseaux
Sergent-major hawaiien
Sergent-major à bandes
Sergent-major à queue jaune
Demoiselle des cornes de cerf
Demoiselle à queue noire
Demoiselle à trois bandes noires
Demoiselle à trois points
Chromis à queue en ciseaux
Demoiselle bleue des Caraïbes
Castagnole noire
Chauffet queue jaune
Beau grégoire
Demoiselle bleu cyan
Demoiselle soufrée
Demoiselle géante

Les balistes, avec leur corps massif en forme de losange, sont facilement identifiables parmi les poissons des récifs coralliens. Certains sont parés de motifs géométriques colorés, qui en font des créatures emblématiques des mers tropicales. Parmi les 40 espèces de balistes vivant dans le monde, certaines apprécient les zones très peu profondes des lagons, et sont donc aisément observés en palmes-masque-tuba. Caractérisés par une épine dorsale érectile (qu’ils dressent notamment en cas d’agression), ils sont généralement peu farouches et n’hésitent pas à s’approcher des baigneurs. En période de reproduction, les balistes gardent farouchement leur nid, et n’hésitent pas à mordre les baigneurs pénétrant dans leur territoire. Le baliste olivâtre (balistoides viridescens), pouvant atteindre près de 70cm de longueur, est notamment réputé pour ses morsures redoutables.

Le plus connu des balistes est certainement le baliste Picasso, extrêmement courant dans les mers chaudes des océans Indien et Pacifique. Il vit notamment dans les lagons, y-compris à très faible profondeur. Son corps, bardé de dégradés de noir et de bandes blanches et jaunes, semble avoir été décoré au pinceau. Le baliste Picasso à triangle, rhinecanthus rectangulus, espèce proche, a été choisi comme l’un des emblèmes de l’Etat d’Hawaii, où son nom local est Humuhumunukunukuapua’a. Sa distribution dépasse toutefois largement les limites de l’archipel, puisqu’on l’observe de la côte orientale de l’Afrique jusqu’à la Polynésie francaise. Mais la palme du baliste à la livrée la plus extravagante revient sans conteste au baliste clown (balistoides conspicillum), avec ses motifs circulaires blancs sur fond noir et ses « lèvres » jaune citron. Le baliste Picasso arabe (rhinecanthus assasi), aux yeux relevés d’un liseré bleu fluo, s’observe uniquement en Mer Rouge, et seules 6 espèces de balistes peuplent les eaux caribéennes.

Baliste Picasso clair
Baliste Picasso à triangle
Baliste Picasso à tache noire
Baliste Picasso arabe
Baliste titan
Baliste clown
Baliste ondulé
Baliste noir
Baliste à queue rose
Baliste royal
Baliste océanique

Les poissons-perroquets font partie des poissons emblématiques des récifs coralliens. Près de 90 espèces peuplent les zones tropicales et subtropicales de la planète. Les poissons-perroquets sont caractérisés par un corps allongé et un véritable « bec » robuste, à même de briser le corail. Les poissons-perroquets jouent un rôle important dans l’équilibre des écosystèmes coralliens. En effet, leur régime alimentaire, composé d’algues et de polypes, les pousse à « brouter » inlassablement les fonds. Ils participent ainsi au « nettoyage » du récif, à sa régénération et à sa bonne santé. Leur taille à l’âge adulte varie entre 30cm pour les plus petites espèces à plus d’1m de long pour l’impressionnant poisson-perroquet à bosses (bolbometopon muricatum). Les mâles sont en général bien plus grands et plus colorés que les femelles. Certains, parés d’une robe bleue turquoise, font partie des poissons les plus colorés des mers tropicales. Abondants sur de nombreux spots de snorkeling, y-compris à très faible profondeur, ce sont des créatures faciles à observer simplement avec un masque et un tuba.

Ces poissons sont parfois difficiles à identifier, avec des dizaines d’espèces aux coloris très proches. C’est dans l’Indo-Pacifique que la variété de poissons-perroquets est la plus importante, avec des aires de répartition souvent très larges. Le poisson-perroquet à bandes bleues (scarus ghobban) est par exemple très commun dans les eaux peu profondes, de l’Afrique de l’Est jusqu’aux îles Galápagos. 14 espèces de poissons-perroquets peuplent les récifs des Caraïbes, dont le poisson-perroquet feu (sparisoma viride), le plus communément observé en lagon, ou encore le poisson-perroquet de minuit (scarus coelestinus), bien plus rare, à la livrée bleue sombre. Le poisson-perroquet de Méditerranée (sparisoma cretense) fréquente particulièrement les côtes sud et est du bassin méditerranéen, mais reste difficile à observer en snorkeling.

Poisson-perroquet royal
Poisson-perroquet feu
Poisson-perroquet de minuit
Poisson-perroquet à bosse
Poisson-perroquet à bandes bleues
Poisson-perroquet brûlé

Les murènes, formant une famille de 200 espèces de poissons en forme de serpent à la dentition impressionnante, sont souvent source de crainte pour les baigneurs. Pourtant, ce poisson est discret et craintif, ne mordant que pour se défendre. Souvent observées la bouche ouverte, ce comportement n’est toutefois pas un signe d’agressivité : elles ouvrent et ferment leur mâchoire en permanence pour mieux respirer. Les murènes vivent la plupart du temps cachées dans les cavités rocheuses, dont ne dépasse que leur tête, ce qui les rend parfois difficiles à repérer. La taille moyenne de la plupart des espèces est d’1,50m à l’âge adulte. En snorkeling, on observe plutôt de jeunes individus (30-70cm), qui trouvent refuge dans les zones peu profondes, notamment les lagons. Sur certains spots, les murènes sont même nourries et presque « apprivoisées » par les plongeurs.

La plupart des murènes ont des aires de distribution très larges. La murène verte (gymnothorax funebris) est l’espèce la plus répandue dans les Caraïbes, mais l’on y observe également régulièrement la murène tachetée (gymnothorax moringa) ou encore la murène gueule pavée (echidna catenata). C’est cependant dans les océans Indien et Pacifique que la plus grande variété de murènes peut être observée, avec pas moins de 40 espèces récifales recensées. Parmi elles, la murène javanaise (gymnothorax javanicus), la plus grosse espèce de murène, est la plus commune. La murène de Méditerranée (muraena helena) peuple quant à elle tout le bassin méditerranéen, ainsi que les côtes atlantiques situées entre le Royaume Uni et le Sénégal.

Murène javanaise
Murène ponctuée
Murène étoilée
Murène verte
Murène tachetée
Murène de Méditerranée
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